
Une plongée dans un univers de fantasy uchronique qui ne cesse de s’étendre – un roman si riche et bien bouclé que les trois parties auraient pu se transformer en trois tomes.
Les personnages, en particulier Plume et Elias, ont une profondeur impressionnante qui permet de leur découvrir des facettes cachées tout du long du récit. On suit une jeune noble, Eleonore, qui sort en douce dans les bas fond sous l’identité secrète de Plume.
L’état-île dans lequel elle vit, isolé du reste du continent, est dominé par une plutocratie de seigneurs de la “Ligue Ecarlate” qui interdisent toutes formes d’expression artistiques et maintiennent l’ordre et la suprématie des nobles d’une main de fer.
La vie d’Eleonore, mais aussi de sa facette Plume, va être boulversée par l’arrivée sur scène d’un héritier de la Ligue : le jeune futur seigneur Elias. Celui-ci va se mettre en tête de l’épouser, de la manipuler, de l’aimer peut-être ? Leur relation (est-ce une romance ?) est absolument génialissime, elle coche toutes les tropes sans les malmener, elle envoute, elle frustre, elle ne cesse de provoquer des retournements de situations.
J’ai adoré le personnage d’Elias, calculateur, extrémement intelligent, mais aussi sensible et fragile. On a quelques clins d’oeil aux relations de l’artistocratie, à la Jane Austen, mais aussi une multitude de personnages secondaires pleins d’humour qui viennent colorer les scènes aux “bas-fonds” qui représentent l’espoir et la révolte.
Enfin, les liens entre art et magie, croyances et politiques, et bien sûr toutes ces réflexion autour du temps, de la force des évènements qui changent (ou pas) les personnalités et les destinés des gens… le mix parfait.
Une lecture que je recommande vivement, qui m’a emballé du début à la fin (un sacré pavé, mais sans aucun ventre mou), avec des personnages inoubliables – surtout Elias ! mais Pipo et Plume ne sont pas loin.
Image : La Voleuse des Toits, par Laure Dargelos





























