
Je ne sais pas par où commencer ma revue tellement j’ai été surprise par la qualité et l’immersion de ma lecture. C’est presque trop émotionnel d’en parler. J’ai appréhendé le roman comme une énième réécriture de contes, young adult, fantasy. L’autrice avait l’air sympa, je l’ai entendue en conférence aux Imaginales et son point de vue sur la place des femmes dans le récit m’a interpellée.
S’ajoute une couverture magnifique, un belle mise en avant de Gulf Stream, pas trop de queue pour les dédicaces et hop, j’empoche Peau D’âme après avoir dicuté des illustrations avec Aude Ziegelmeyer (« l’objet-livre » contient celles de l’illustratrice, Anne-Clotilde Jammes, qui a fait les couvertures, mais aussi certaines d’Aude elle-même ! Superbe).
Et pourtant… ce roman ne se limite pas à un bel objet ni à une réécriture du conte de Peau d’âne. C’est moderne. C’est féministe. C’est entraînant. C’est drôle. C’est triste. C’est complexe. C’est multiple : on croise de multiples contes, l’univers est riche de ce monde de récits croisés et de métaphores, de morales et d’indices semés dans les péripéties et les dialogues.
L’héroine possède une évolution (pas seulement physique) impressionante. Je me suis beaucoup attachée à elle, à travers toutes les phases qu’elle traverse. Des personnages qui semblent servir de décors au début du récit se révèlent et prennent d’autres dimensions. En particulier, le personnage du Fou m’a fascinée – presqu’autant que celui de L’Assassin Royal, c’est pour dire.
Un gros coup de coeur en définitive ! J’ai précommandé le tome deux que je m’apprête à dévorer.
Image : Peau d’âme, par Aude Ziegelmeyer





























